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La Chronique-Actualités: Justice: Wando Saint-Villier invite les autorités gouvernementales à remédier à la situation

Port-au-Prince, le 13 novembre 2018.- L’appareil judiciaire, depuis plusieurs semaines, n’a pas connu une bonne allure, puisque des magistrats et greffiers observent un arrêt de travail, suite à l’appel de plusieurs associations des magistrat. Une décision jugée bâclée par des avocats de l’organisation de défense de droits humains Justice et Solidarité qui y voient une violation des droits des citoyens. Pour le magistrat Wando Saint-Villier, président de l’Association professionnelle des magistrats (APM), il s’agit uniquement d’une décision qui demande aux magistrats de jouer la prudence pour ne pas être victimes du climat d’insécurité actuel.

Wando Saint-Villier soutient: ” Nous avions  demandé aux magistrats de faire preuve de prudence, jusqu’à ce que leur sécurité soit garantie. Au moment où réapparaitront le calme et la sérénité, ils pourront reprendre normalement leur boulot “. ” Il ne s’agissait que d’une grève observée par les magistrats comme pour faire passer une revendication particulière “, poursuit-il. 

Si certains tribunaux de paix dans certaines villes plutôt calmes sont toujours fonctionnels, d’autres ont du mal de servir leur municipalité. Certains ont été attaqués, voire incendiés par des protestataires, notamment à Jacmel, Verrettes, Gressier, Léogâne, Aquin, St-Marc, Gonaïves… Selon Wando Saint-Villier, c’est une situation exacerbante. Il n’y a pas encore une tranquillité pour qu’on puisse revenir au travail, reconnaît Wando Saint-Villier.  

Ce dernier dit constater que les autorités gouvernementales n’arrivent pas à remédier à la situation pour que puissions travailler. De ce fait, pour éviter qu’il y aient des victimes parmi nous, nous demandons aux magistrats de rester chez eux jusqu’à ce que le gouvernement soit capable d’assurer leur sécurité. Il explique par exemple, qu’à Jacmel, une institution étatique qui était près de fonctionner a subi une attaque des manifestants. La démarche des manifestants c’est de tout paralyser, déduit-il pour justifier leur raison.

Il conclut pour dire que ce ne sont pas les juges qui ont choisi de fermer les portes des tribunaux. Elles sont fermées à cause de la conjoncture et ceci est un fait. Les tribunaux, depuis septembre dernier, n’ont pas pu fonctionner en raison de la crise sociopolitique, avance-t-il.

La Chronique

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