Le système capitaliste touche à sa fin. L’intellectuel Georges Eddy Lucien l’affirme : « toutes les conditions objectives montrent clairement la fin du capitalisme ». L’actuelle pandémie du nouveau coronavirus serait en train de démasquer le capitalisme et ses valeurs individualistes. Cependant, elle ne peut que servir de tremplin aux organisations pour lutter contre celui-ci. Le discours néolibéral ne peut plus s’imposer. Par conséquent, l’heure est au système fondé sur le bien commun, soit le système socialiste, selon le professeur Lucien.

Port-au-Prince, le 29 mai 2020 : Le professeur d’université, Georges Eddy Lucien, prévoit la fin du capitalisme. Imminente, selon lui, cette fin obéit combien même à certaines conditions. Pour le licencié en géographie, le système capitaliste ne tombera pas si on n’agit pas en conséquence. Sont indispensables une structuration des organisations et une prise de conscience massive.

Les conditions objectives sont déjà réunies. Il manque à présent les conditions subjectives. Diplômé en études approfondies en histoire acquis à la Martinique l’explique ainsi, les gauchistes sont devenus des renégats pour qui c’est déjà la fin de l’histoire. Après avoir longtemps combattu pour une forme de société, ce sont eux les intellectuels du système aujourd’hui. « Il y a donc un déficit par rapport à cela » traduisant l’état des conditions subjectives.

Georges Eddy Lucien ne le nie point. À cause de la pandémie actuelle, nous vivons tous une situation extrêmement difficile. Pourtant, il n’en demeure pas moins que l’on peut en tirer profit. En effet, détenteur d’une thèse en histoire urbaine à Toulouse, il pense que ce moment de crise peut porter plusieurs personnes à prendre conscience. Aussi, des organisations penseront à se structurer davantage parce que la pandémie peut à elle seule prendre du terrain, mais ne pas pouvoir chavirer le système.

Entre autres, le discours néolibéral est mis en avant. Plus personne ne peut se permettre de tenir un discours de ce type. Il peut toujours être « imposé par la force », mais il n’est plus actuellement convenable, croit-t-il.

Dans un travail sur le Nord-est Georges Eddy Lucien montre des conséquences du néolibéral. Il analyse le discours Open for business. Celui-ci faisait croire que le Nord-est allait accueillir nombre d’investisseurs. Mais résultat tout autre. La production de toute la zone a été grandement affectée. Et les paysans expropriés.

Partir de valeurs individuelles vers des valeurs collectives requiert par-dessus des organisations. Seuls leurs efforts et leurs luttes auront raison du système capitalisme au profit d’un système collectif. « Le cas de Cuba est extrêmement intéressant », alerte Georges Eddy Lucien. « Cuba nous monte la solidarité présente au sein du système socialiste », poursuit-il.

Dans le système socialiste, les rapports entre les pays se basent sur la valeur humaine au détriment des intérêts. Néanmoins, Cuba ou le socialisme n’est pas une fin en soi. Car, pour le professeur Georges Eddy Lucien, nous devons aller plus loin encore.

Rebecca BRUNY

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